The Moon Shimmers as We Carry Along Our Memories / La lune scintille alors que nous transportons nos souvenirs, 2026

September 12 – November 15, 2026 at the Grantham Foundation for the Art and the Environment

Artists : asinnajaq, Jude Abu Zaineh, Mélanie O’Bomsawin, Shirley Moorhouse, and Taryn Walker.

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The air turns cooler, a fine mist descends over the rivière David and the harvest moon gets ready to shine. Each of the works presented in the different spaces of the gallery and around the Grantham Foundation building questions and revisits cyclic time, inviting us to contemplate various temporalities of nature. The artists asinnajaq (Inuk), Shirley Moorhouse (Inuk), Mélanie O’Bomsawin (W8banaki), Taryn Walker (Nlaka’pamux and Syilx) and Palestinian-Canadian artist Jude Abu Zaineh all work with an assortment of natural materials: beeswax, stones, beads, fabric, ᖁᓪᓕᖅ (qulliq oil lamps), Petri dishes of plants and food, and traditional Indigenous objects. These are transformed over time and so reveal their attachment to ancestral, familial and community memories. The moon shimmers as we carry along our memories honours the moments experienced as a community and celebrates our many connections to nature, while casting a critical eye on what has been eradicated by colonialism and extractivism on Turtle Island (North America). The works brought together in this exhibition represent renewal, inviting the public to observe different landscapes related to the artists’ cultures and family territories.

Radical love is also central to the practices of these artists who remind us that we are never alone: birdsong accompanies us, insects buzz around our heads and stones vibrate in the palm of our hands. This love takes form outside colonial structures, in a space-time that cannot be defined or quantified, but only lived. Whether it be taking a dip in the river, contemplating lichen through a beam of light or observing a plant being transformed in a small Petri dish, this time spent being dazzled by Mother Earth belongs to us. Nature accompanies us, in whatever direction our steps take us.

Every evening, the moon appears and shimmers brightly over the Grantham Foundation. It safeguards the memories and stories held within each of the rivers, plants, rocks, dragonflies, trouts, mosses and lichens, W8banaki baskets, racoons and other natural elements, which contain a multitude of precious stories generously shared by these artists. A quiet, steady strength emanates from these creations, like a stream that follows its path in spite of rapid and sudden currents. It is now time to come to rest, for the brief moment of a memory.


12 septembre – 15 Novembre 2026 à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement

Artistes : asinnajaq, Jude Abu Zaineh, Mélanie O’Bomsawin, Shirley Moorhouse and Taryn Walker.

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L’air se rafraîchit, une fine brume s’installe sur la rivière David et la lune des moissons se prépare à briller. Chacune des œuvres présentées dans les différents espaces de la galerie et autour du bâtiment de la Fondation Grantham questionne et revisite le temps cyclique, nous invitant à contempler différentes temporalités de la nature. Les artistes asinnajaq (Inuk), Shirley Moorhouse (Inuk), Mélanie O’Bomsawin (W8banaki), Taryn Walker (Nlaka’pamux et Syilx) ainsi que l’artiste d’origine palestinienne Jude Abu Zaineh travaillent toutes avec divers matériaux naturels : cire d’abeille, pierres, tissus, ᖁᓪᓕᖅ (qulliq), pétris de plantes et de nourriture, et objets traditionnels autochtones. Ils se transforment au fil du temps et révèlent ainsi leur attachement à des souvenirs ancestraux, familiaux et communautaires. La lune scintille alors que nous transportons nos souvenirs honore les moments vécus en collectivité et célèbre nos multiples relations à la nature, tout en jetant un regard critique sur ce qui a été éradiqué par le colonialisme et l’extractivisme sur l’île de la Tortue (Amérique du Nord). Les œuvres rassemblées dans le cadre de cette exposition représentent le renouveau, invitant le public à observer différents paysages reliés aux cultures et aux territoires familiaux des artistes.

L’amour radical est aussi au cœur des pratiques de ces artistes qui nous rappellent que nous ne sommes jamais seul.es ; le chant des oiseaux nous accompagne, les insectes bourdonnent autour de nos têtes et les pierres vibrent aux creux de nos mains. Cet amour prend forme hors des structures coloniales, dans un espace-temps qui ne peut être défini, ni quantifié, mais seulement vécu. Que ce soit une baignade dans la rivière, la contemplation du lichen à travers un rayon de lumière ou l’observation d’une plante qui se transforme dans une petite boîte de Petri, ce temps passé à être ébloui·es par la Terre mère nous appartient. La nature nous accompagne, peu importe la direction que prennent nos pas.  

Chaque soir, la lune apparaît et scintille de mille feux sur la Fondation Grantham. Elle protège les souvenirs et les récits que contiennent chacune des rivières, des plantes, des rochers, des libellules, des truites et des mousses, des lichens, des paniers W8banakis, des ratons laveurs et autres éléments naturels, lesquels recèlent une multitude d’histoires précieuses généreusement partagées par ces artistes. Une force tranquille et constante se dégage de ces créations, comme un cours d’eau qui poursuit son chemin malgré des courants rapides et soudains. Il est maintenant temps de se poser, l’instant d’un souvenir.